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Voici un blog destiné à mettre en ligne mes fiches de lecture et mes grilles d'analyse sur le milieu des bibliothèques et de la documentation en général. Son but est clairement utilitaire pour faire partager de merveilleuses découvertes à mes camarades de classe et au reste du monde.
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Jeudi 4 janvier 2007

Grille d’analyse n°5

Collection Les Abattoirs

 

 

Date de l’évaluation : le 15 décembre 2006

 

 

Présentation de la collection :

 

Nom de la collection : Les Abattoirs

URL : http://www.lesabattoirs.org/

Domaine : Art moderne et contemporain, peinture, sculpture.

Responsables et collaborateurs : Le responsable du  site est le musée d’art moderne et contemporain des Abattoirs.

Objectif : faire découvrir au public une partie de la collection des Abattoirs.

Public visé : Tout Public.

 

Organisation intellectuelle de la collection :

 

Description du fonds : 670 artistes et 2152 oeuvres.

Présentation du fonds et qualité des textes introductifs : Le texte décrivant la collection est très descriptif et structuré, s’attardant beaucoup sur la collection en elle-même plutôt que sur le pourquoi et comment d’une présentation en ligne.

Cohérence de la sélection documentaire : Le sélection est cohérente, la collection ne concernant que des oeuvres issues des collections du musée.

Base de données commune ou propre : base de données propre.

Indexation : indexation à facette.

Métadonnées : notice assez technique, séparée en trois parties avec une présentation de l’auteur et de l’œuvre, un historique des expositions et une bibliographie.

Modes d’interrogation de la base : Plusieurs modes d’interrogation sont disponibles : une recherche simple en sélectionnant son champ, une recherche rapide ou une recherche multicritères. Les artistes sont aussi disponibles par ordre alphabétique et pour chaque champ, un index est présent. On peut ainsi affiner sa recherche en sélectionnant plusieurs critères. Le site enregistre les différentes recherches que l’on peut effectuer et elles sont ensuite accessibles.

Statut juridique des documents : les auteurs des œuvres sont titulaires des droits.

Liens : Pas de liens.

 

Consultation des documents :

 

Description technique et affichage : Les images s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre après une sélection parmi les résultats (affichés en petit format). Lors du choix d’un artiste au lieu d’une œuvre, toute sa production est affichée sur la même page avec la notice de chaque.

Lisibilité des documents : Les images s’affichent sur l’étendue de l’écran, centrées avec un fond gris. La qualité est assez bonne.

Fonctionnalités proposées : les œuvres peuvent être imprimées ou conservées à partir du système d’enregistrement de la recherche.

 

Caractéristiques du site :

 

Métadonnées : le titre est indiqué.

Rapidité et simplicité de navigation : La navigation est un peu compliquée avec les nombreux parcours possibles, les nouvelles fenêtres s’ouvrant ou les onglets à disposition.

Aide à la navigation : Pas d’aide disponible.

Qualité du graphisme et lisibilité : Le graphisme est agréable et moderne, d’adaptant bien à la collection présentée.

Possibilité de communication : Pas de possibilité de contact.

Adaptation du site aux personnes handicapées : non proposé.

 

Mon avis :

 

            Ce site fait très actuel au niveau technologie et navigation. Les images numérisées sont de bonne qualité et la sélection à facette est assez intuitive avec un index disponible évitant le problème d’une navigation labyrinthique.

            On peut toutefois regretter que cette collection fasse un peu catalogue ou vitrine. Vitrine très alléchante et bien organisée mais manquant de contenu éducatif par exemple. Les notices sont remplies de matière très technique et précise avec même une bibliographie disponible mais aucune analyse de l’œuvre n’est proposée. Cette collection peut donc intéresser les chercheurs mais ne favorise pas la visite du curieux avide de connaissance.        

 

Par Elise - Publié dans : grille d'analyse
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Mardi 2 janvier 2007

Fiche de lecture n°6

Musique 2.0 : quelques points de repères et réflexions sur la musique numérique

 

Galaup Xavier, Musique 2.0 : quelques points de repères et réflexions sur la musique numérique. 2 novembre 2006.  site de l’ACIM [en ligne] <http://www.acim.asso.fr/article.php3?id_article=177> (consulté le 19 décembre)

 

Résumé :

Les objets de loisirs numériques prennent de plus en plus de place dans notre vie. Du baladeur au téléphone mobile, tous concourent à la diffusion de la musique sous forme numérique. Ces pratiques touchent désormais toutes les strates de la société et la musique représente la moitié de l’activité de la population sur internet. L’utilisation des réseaux peer-to-peer transforme l’utilisateur en passionné de musique. Avec la notion de web 2.0 de nouveaux fondements : l’accessibilité de n’importe quel ordinateur aux fonctionnalités et logiciels grâce à des plates-formes hébergeant les applications et aussi la création de contenu par les internautes qui indexent leurs documents par eux-mêmes. Cette situation offre de nouvelles possibilités pour rechercher et découvrir la musique sur internet.

 

De grandes tendances peuvent être dégagées parmi cette pléthore d’offres musicales. Tout d’abord, on peut retrouver les offres légales de téléchargement. Les plus nombreuses proposent l’achat de titres à l’unité. Par ailleurs, de nombreuses sociétés proposent aussi la location (le visiteur n’est pas propriétaire de la musique, celle-ci devenant illisible). La vente de musique numérique se porte bien et a doublé en 2006, compensant la chute des ventes de CD.

Malgré les fortes dissuasions, les systèmes d’échanges entre particuliers sont toujours très importants. La loi DADVSI parait difficilement applicable aux professionnels tant cette pratique se répand avec de nouvelles technologies plus performantes et plus accessibles.

Face à l’impossibilité du contrôle, la rémunération des artistes est alors au cœur des débats. Si certains artistes se rangent du côté de la DADVSI et des labels prônant l’économie de la rareté, de nombreuses personnes recherchent des solutions alternatives avec par exemple des fichiers de libre usage sous licence Creative Commons.

La musique n’est pas la seule offre numérique sonore. On peut retrouver sur Internet les webradios ou les audiolivres. Le plus grand phénomène de ces derniers mois est la généralisation du podcasting. Celui-ci permet de recevoir automatiquement le fichier son d’un site. Avec la facilité de création et de diffusion du podcast et l’imagination de la communauté, de nombreuses formes se sont développées allant du journal intime sonore aux chroniques de disques ou créations musicales.

En associant toutes ces technologies, une certaine socialisation virtuelle se crée. 18% des français ont crée un blog dans la première moitié de 2006, ce qui est le meilleur moyen pour les artistes de se faire connaître. Une proximité entre fans et musiciens et une interactivité avec les systèmes de commentaires crée une alchimie passant par ces nouveaux réseaux sociaux.

Ainsi, deux expériences montrent qu’une mutation du marché de la musique est peut-être en cours. La plate-forme MySpace va proposer à la vente la musique de 3000 groupes indépendants et Universal propose des extraits de son catalogue avec un réseau P2P.

 

Après les types de présentation ‘les autres achats de ceux qui ont acheté le produit…’, d’autres systèmes de recommandation ont vu le jour. Deux attitudes : un réseau communautaire virtuel où le visiteur est actif, ou un système d’algorythme et de sérendipité proposé par exemple par Pandora. Ainsi en fonction de vos goûts et de vos musiques écoutées, certains programmes vous proposent des suggestions. Des systèmes de partage et de création de groupes naissent sur Internet autour de ces recommandations, créant une dynamique parmi ses réseaux musicaux virtuels.

Les moteurs de recherche s’adaptent déjà en proposant des portails spécifiques. Les blogs quant à eux naviguent par les flux RSS de mots-clés. Des moteurs de recherches spécifiques à la musique proposent des accès plus sophistiqués. Par exemple LivePlasma propose une recherche par artiste et affiche le résultat sous forme de carte avec les artistes proches.

On voit comment les ordinateurs ont une influence certaine sur l’évolution des pratiques musicales. La musique assistée par ordinateur s’est largement démocratisée et les artistes peuvent se passe de studios d’enregistrement et produire chez eux. Ainsi des amateurs ou professionnels non signés se font connaître par internet.

D’après Sylvie Krstulovic et Alban Martin, le plus important pour le public est l’expérience musicale, qui se manifeste plus particulièrement en réduisant la distance avec les fans, ce qui passe par les concerts (en pleine expansion) et par Internet. La possibilité de choisir entre plusieurs versions d’un morceau ou encore la promotion d’un artiste par les réseaux sociaux sont des exemples de lien entre l’artiste et le public passant par la toile.

La situation des bibliothèques musicales françaises est assez limitée, celles-ci proposant peu de services en ligne. A part quelques expériences isolées, les limites juridiques et budgetaires freinent considérablement l’évolution. Mais le statut encore flou du podcast pourrait permettre des expérimentations aux bibliothèques. Les sites aussi méritent de l’attention avec par exemple une interactivité des catalogues dans la lignée du Web 2.0.

La découverte musicale pourrait être favorisée par l’édition de contenus sur Internet. Pas forcément des critiques de disques mais plutôt des parcours différents dans un milieu musical. Les bibliothécaires musicaux sont les mieux placés pour ces actions. D’une par l’éclectisme de leur connaissance musicale et d’autre part leur capacité à rechercher des contenus leur donne un avantage certain. Il apparaît urgent de se préoccuper maintenant de lancer des projets de ce type de manière coopérative pour ne pas disperser les énergies.

Tout d’abord, il faut se familiariser avec les évolutions d’Internet, participer, faire de la veille, pour enfin prendre du recul. Pourquoi ne pas jouer aussi un rôle de transmission auprès des usagers sur l’utilisation du podcast par exemple ou sur les portails de recherche de musique ?

Deux expériences de bibliothèques musicales virtuelles sont déjà tentées. Mais cela semble prématuré car les offres de musique numérique légale sont loin d’être satisfaisantes. Les conditions financières sont peu négociables et la qualité sonore due à la compression laisse aussi à désirer.

L’internaute est submergé par la multiplication des contenus musicaux. Le rôle de sélection, validation et mise en valeur qu’effectue le bibliothécaire est à appliquer aux ressources musicales. Valoriser ces collections qui ne sont pas numérisées, sous forme de podcast par exemple, est une piste à suivre.

La crainte de la disparition des discothèques au sein du réseau doit encourager à créer une bibliothèque musicale hybride enrichie de nouveaux services accessibles su place ou à distance.

 

Avis :

Ce texte est une ressource précieuse pour le professionnel puisqu’il recense les tendances actuelles du Web concernant la musique et montre les orientations que ces pratiques culturelles musicales peuvent prendre. Certes, les bibliothèques devancent rarement les nouvelles pratiques sociales mais les alarmes de l’auteur ne me paraissent pas inutiles au vu du décalage entre l’offre des bibliothèques et les utilisations de l’usager. Les suggestions comme le podcast demande déjà des connaissances du réseau social du web qui ne me paraissent pas généralisées. Mais l’idée de valorisation du contenu musical des bibliothèques est une évidence tant les compétences d’un bibliothécaire s’adaptent à cette tâche. Reste à dégager des projets communs viables dans cette vague instable de l’utilisation des ressources musicales numériques.

Par Elise - Publié dans : Fiche de lecture
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Mardi 26 décembre 2006

Fiche de lecture n°5

Pratiques et représentations des utilisateurs de musée en ligne

 

 

Bernadette Goldstein, « Pratiques et représentations des utilisateurs de musées en ligne », Culture et recherche n° 102 juillet-aout 2004. Page 13-14. [en ligne] <  > (Consulté le 15 décembre 2006)

 

Résumé :

            Dès 1986, les musées ont cherché à mener des enquêtes sur le public sur l’utilisation de l’interactivité (des bornes interactives fleurissaient dans les musées d’art et la réunion des musées nationaux proposait ses premiers CD-roms culturels).

            Ces évaluations avaient pour but d’adapter les produits au public et principalement de comprendre le mode d’appropriation sur ces supports nouveaux. Ces enquêtes ont démontré que le public assimile ces innovations techniques lentement et pas toujours en phase avec le produit.

            En 2002, dans le cadre d’une convention de recherche, l’enquête ‘Publics des musées en ligne et publics des musées réels : quels liens’ a été impulsée. Ses objectifs étaient de mieux connaître le public, de comparer offre des sites et pratiques des internautes, de réfléchir sur le remplacement de l’art virtuel par l’art réel et de vérifier l’impact des cybervisites sur les musées réels.

            Cette enquête a été plutôt qualitative ayant pour but d’identifier les comportements et les usages. Les internautes ont été sélectionné pour assurer une diversité. Le questionnaire tourne autour des profils sociodémographiques, les pratiques des utilisateurs et leur opinion sur les sites. Les résultats indiqués ici sont la répartition des consultations, le thème, le but, l’opinion sur le site et les retombées sur le musée.

            La consultation de sites se manifeste de deux manières : soit consultation sans liaison immédiate avec la visite du musée, soit en rapport avec une visite potentielle du musée.

            Le thème de la visite est souvent l’usage de l’information. L’utilisateur cherche souvent des expositions virtuelles, animé par la curiosité ou le besoin de culture.

            Le but de la visite est donc de satisfaire une soif de découverte ou alors la préparation d’une visite (cadre personnel, scolaire ou professionnel).

            L’opinion sur le site a été séparée entre critiques et avantages. Les critiques sont d’ordre technique reprochant le manque d’investissement de certains sites qui ne sont plus que des vitrines, ne servant plus d’outil de connaissance. Les absences de traduction, les images de qualité inférieure donnent une image peu reluisante des musées qui paraissent clairement en retard sur la technologie actuelle. Las avantages certains sont une plus grande visibilité des centaines de musées du monde. Ce réseau avec ses contacts possibles, son accessibilité à tous offre des possibilités étendues pour le milieu professionnel et enseignant. D’autre part, le rayonnement du musée est étendu, Internet supprimant distances et coûts qui permettent l’accès à la culture.

            Il reste difficile de clarifier le lien entre cybervisite et musée réel, la plupart des visiteurs connaissant le musée réel avant de consulter le site. Les raisons de la consultation sont diverses et pas forcement en lien avec une visite en personne du musée. Les empêchements de visite sont souvent la distance mais les raisons qui conduisent à visiter le musée sont sûrement influencées par les informations découvertes sur le site et par une envie de rapport concret avec l’œuvre.

            Pour conclure, cette enquête a permis deux constats. Les musées d’art moderne ou contemporain sont plus fréquentés sont le net que les musées d’histoire et préhistoire ce qui est la tendance inverse des visites physiques de musées. Le deuxième trait marquant de cette enquête est la constatation suivante : Une image virtuelle ne peut remplacer l’œuvre réelle. Le visiteur du musée recherche émotion et sociabilité et à ce niveau le site est complémentaire plutôt que concurrent, comblant le besoin d’enrichissement des connaissances.

 

            Avis : Cet article met en valeur la relation entre une institution et son site. Plus qu’une vitrine, Internet permet maintenant de véhiculer connaissances et ‘copie’ du musée grâce à la numérisation des œuvres d’art. Les sites des musées permettent une interactivité, une cybervisite de plus en plus poussée avec la technologie actuelle. Mais qui est le cybervisiteur et qui est le visiteur réel ? Est-ce la même personne ? L’enquête effectuée montre de sensibles différences avec une évidente consultation plus large des sites qui accueillent curieux et butineurs. L’idée la plus importante qui se dégage de cette étude reste selon moi que cette cybervisite ne prend pas la place d’une visite réelle. Elle est un palliatif pour ceux que la distance empêche la visite réelle mais la consultation du site peut entraîner une visite ou s’effectue en préparation de celle-ci. Le site contribue alors à la renommée du musée et à sa survie en augmentant son potentiel de visites. Le musée réel ne peut pas disparaître, les images des sites ou visites virtuelles ne remplaçant pas un contact réel avec l’œuvre et ne dégageant pas la même émotion. On peut même ajouter que cet état ne changera pas malgré l’avancée technologique que promet par exemple la numérisation en 3D. Voici un domaine où le virtuel  peut imiter au mieux le réel sans pouvoir le remplacer.

Par Elise - Publié dans : Fiche de lecture
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Mardi 26 décembre 2006

Fiche de lecture n°4

Les usages de Gallica

 

Lupovici, Catherine ; Cloarec, Thierry ; Charentenay, France de, « Les usages de Gallica », BBF, 2003, n° 4, p. 40-44
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr> Consulté le 15 novembre 2006

 

 

Résumé : Les bibliothèques électroniques font désormais partie intégrante du panel de ressources du web.  Parmi une variété importante de contenus en ligne allant des portails culturels aux quotidiens électroniques, ces bibliothèques trouvent leur place mais reste à savoir comment l’utilisateur les appréhende.

            Cela fait quatre ans que Gallica, le pendant numérique de la BnF est accessible en ligne. Les statistiques de fréquentation recueillies ne suffisent pas à étudier le comportement des utilisateurs. Dans le cadre du projet BibUsages sur les usages de l’internet, la BnF a pu étudier la consultation de Gallica dans un ensemble général de consultation du web grâce à une étude du poste ‘client’ des utilisateurs.

            Dès sa création, Gallica mesure sa fréquentation pour s’approcher au mieux des attentes du public. Des questionnaires ont été mis à disposition pour connaître le profil des usagers.

            Le public de Gallica est en grande majorité composé d’enseignants et de chercheurs, dont seulement 60% résident en France. La fréquentation de Gallica augmente en fonction de la croissance de la collection (aujourd’hui de 70 000 volumes, 80 000 images et 500 documents sonores.).

            Les contenus de Gallica ont une vocation encyclopédique, utiles à des travaux de recherche comme à la découverte d’un plus grand public. Une forte demande d’usuels et d’ouvrages de référence révélée à travers les questionnaires incite à développer la collection dans cette voie. De même, des dossiers plus précis sont constitués et mis à disposition : Par exemple, le dossier ‘Voyages en France’.

            L’accès à Gallica s’est considérablement enrichi pour une meilleure adéquation avec les modalités de la recherche sur Internet. Grâce aux métadonnées et au texte intégral de certains documents, la recherche dans le catalogue et par moteur de recherche sur Internet donne un résultat plus précis.

 

            Le projet BibUsages a pour but l’étude des usages d’une bibliothèque électronique. Ses principaux objectifs sont : décrire les usages, découvrir des usages émergents et la manière dont ils modifient les pratiques et enfin dégager une vue prospective.

            Il se sépare en trois phases : enquête de cadrage, constitution du panel et enquête qualitative.

            Les résultats de ce projet sont :

Les usagers de Gallica sont de utilisateurs très actifs du Web.

-       Ils se connectent en moyenne pour des cessions de 30 minutes.

-     Ils visitent en majorité des portails généralistes et des outils de recherche d’information.

-       Gallica est dans les plus visités suivi de Le Monde, Amazon et la Fnac.

       Les usagers de Gallica font aussi un très grand usage de portails culturels.

    Parmi les 16 moteurs de recherche utilisés, Google est loin devant et l’utilisation de métamoteurs concerne une minorité.

            Le profil de ces usagers est conforme à celui attendu : Cadre de la fonction publique ou du privé de 48 ans en moyenne, habitant d’un milieu urbain. Ce sont de gros consommateurs d’nternet et souvent depuis longtemps. Ce ne sont pas ou peu des usagers de la bibliothèque physique.

            On tire de cette étude des profils types des usagers de Gallica :

-       Le chercheur d’information où Gallica est une source de documents primaire et est utilisée en parallèle avec des moteurs de recherche.

-      Le bibliophile qui utilise Gallica comme renseignement en vue d’un achat ou emprunt d’un livre. Gallica fait le lien vers le ‘réel’ : Bibliothèque ou librairie.

-       Le lecteur à l’écran, plutôt rare, qui déplace ces pratiques intenses de lecture papier vers l’écran.

Les lecteurs étrangers trouvent en Gallica une source importante de textes. Si la lecture constante est rare, on constate plutôt une ‘navigation’ sur le site. Les recherches portent le plus souvent sur des usuels et les volumes complets sont téléchargés. De par sa position, Gallica fait le lien entre le web et la sphère marchande.

 

Pour conclure, le projet BibUsages démontre que l’utilisation de Gallica se fait en parallèle des sites marchands et non en concurrence, s’intégrant dans la sphère culturelle et d’information.

Si les modalités de navigation de Gallica ont été pensées comme celles d’une bibliothèque avec son catalogue, ses parcours thématiques, sa classification, son utilisation par les visiteurs n’en est pas moins celle d’une base d’informations et le nouveau public investit cet espace avec ses modalités de recherche, navigation et téléchargement spécifiques au web.

 

Avis : Le projet BibUsages me parait important pour l’avenir des bibliothèques virtuelles. En effet, si les premiers projets de numérisation n’avaient aucune indication sur la possible fréquentation ou même les services à proposer, les études actuelles peuvent orienter les nouveaux projets. Après avoir pris connaissances des profils d’usagers, il appartient à l’institution de développer et améliorer les services correspondants ou au contraire d’orienter vers d’autres usages qui leur semblent mieux correspondre à leur politique. Je ne pense pas que les services publics doivent ‘se vendre’ pour une meilleure fréquentation au détriment d’autres usages marginaux mais existants. Mais l’institution devrait tout de même prendre en compte la fréquentation et les résultats d’enquêtes qualitatives pour améliorer leur relation avec le public et adéquation avec les usages.

Par Elise - Publié dans : Fiche de lecture
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Mardi 26 décembre 2006

Grille d’analyse n°4

Encyclopédie Nouveaux Médias

 

 

Date de l’évaluation : le 27 novembre 2006

 

 

Présentation de la collection :

 

Nom de la collection : l’Encyclopédie Nouveaux Médias

URL : http://www.newmedia-art.org/

Domaine : Art contemporain et vidéo.

Responsables et collaborateurs : Le responsable du  site de l'Encyclopédie Nouveaux Médias
le Centre Georges Pompidou, Musée national d'art moderne de Paris, le Museum Ludwig de Cologne, le Centre pour l'image contemporaine Saint-Gervais de Genève et le Centre national des arts plastiques (Fonds national d'art contemporain) de Paris avec la participation de Constant vzw, vereniging voor kunst en media de Bruxelles.

Objectif : Le projet de l’encyclopédie est d’être un lieu d’information, un outil de recherche documentaire et un ouvrage scientifique, mais aussi un lieu de réflexion sur les pratiques artistiques liées aux nouveaux médias.

Public visé : Tout Public (pour découverte ou pour recherche).

 

Organisation intellectuelle de la collection :

 

Description du fonds : en 2004, le site devait contenir 256 œuvres de 182 artistes. La dernière mise à jour du site date de juillet 2005.

Présentation du fonds et qualité des textes introductifs : Le texte, bien que court résume bien l’objet de cette collection et son fonctionnement.

Cohérence de la sélection documentaire : Le sélection est cohérente, la collection ne concernant que des vidéos issues des collections des partenaires du projet.

Base de données commune ou propre : base de données propre.

Indexation : pas d’indexation apparente.

Métadonnées : notice assez simple pour chaque vidéo,

Modes d’interrogation de la base : Il n’y a pas de mode d’interrogation à proprement parler. Les œuvres sont accessibles uniquement par nom d’auteur. Un bandeau en haut de page donne les 26 lettres de l’alphabet. Le site propose aussi un glossaire assez complet ainsi que des repères historiques qui renvoient aux auteurs et leurs œuvres.

Statut juridique des documents : les auteurs des œuvres sont titulaires des droits.

Liens : Une Bibliographie est disponible proposant un grand nombre de liens extérieurs.

 

Consultation des documents :

 

Description technique et affichage : Les vidéos sont disponibles avec deux programmes différents : quicktime et real player (Parfois au choix, parfois un seul disponible). La vidéo s’ouvre dans une fenêtre différente mais dans une nouvelle page web et pas dans un nouveau lecteur indépendant.

Lisibilité des documents : Les vidéos sont vraiment petites sans moyens d’adaptation.

Fonctionnalités proposées : les œuvres ne sont pas téléchargeables et aucune autre fonctionnalité que celle du navigateur n’est disponible sur le site.

 

Caractéristiques du site :

 

Métadonnées : le titre est indiqué pour les metadonnées internes et les metadonnées externes sont très variables suivant les vidéos, on y retrouve au plus simple le titre, l’année, la durée et de quelle collection est extraite cette vidéo.

Rapidité et simplicité de navigation : La navigation est simple avec un bandeau présent sur toutes les pages et reprenant l’ordre alphabétique mais le mode de recherche est inexistant avec seulement des modes d’entrée différents dans la collection.

Aide à la navigation : Pas d’aide disponible.

Qualité du graphisme et lisibilité : Site plutôt simple mais agréable à la navigation logique.

Possibilité de communication : Pas de possibilité de contact.

Adaptation du site aux personnes handicapées : non proposé.

 

Mon avis :

 

            Ce site fournit une collection importante et réunit de nombreux partenaires alors on peut se demander pourquoi il n’est pas plus fourni en renseignements sur les œuvres ou en fonctionnalités même si des analyses sont souvent disponibles. A part ce manque de mise en valeur des œuvres, les analyses d’œuvres sont très intéressantes car rarement proposées sur les sites de collections. Le plus gros problème reste l’absence de système de recherche qui oblige à consulter au hasard sauf si l’on connaît le nom de l’auteur. Cette collection originale devrait avoir l’interface qu’elle mérite et le manque de mise à jour (juillet 2005 pour la dernière mise à jour) explique peut-être ce manque.         

 

 

Par Elise - Publié dans : grille d'analyse
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