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Voici un blog destiné à mettre en ligne mes fiches de lecture et mes grilles d'analyse sur le milieu des bibliothèques et de la documentation en général. Son but est clairement utilitaire pour faire partager de merveilleuses découvertes à mes camarades de classe et au reste du monde.
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Vendredi 8 décembre 2006

Grille d’analyse n°3

Collection Gallica

‘Voyages en France’

 

 

Date de l’évaluation : le 22 novembre 2006

 

 

Présentation de la collection :

 

Nom de la collection : Voyages en France

URL : http://gallica.bnf.fr/VoyagesEnFrance/

Domaine : Patrimoine et sciences Humaines (particulièrement l’histoire)

Responsables et collaborateurs : Le responsable du site est la Bibliothèque Nationale de France.

Objectif : Diffuser la collection issue de la BnF et proposer un accès original et une mise en valeur d’une collection multimédia.

Public visé : Tout Public (pour découverte ou pour recherche).

 

Organisation intellectuelle de la collection :

 

Description du fonds : environ 3000 imprimés, 6000 images et 130 documents sonores.

Présentation du fonds et qualité des textes introductifs : Les textes introductifs aux collections de Gallica sont assez complets. Le texte de présentation du fonds, bien que court, est plutôt agréable avec une proximité recherchée.

Cohérence de la sélection documentaire : Le sélection est cohérente et tout à fait mise en valeur.

Base de données commune ou propre : base de données commune avec Gallica et les autres collections.

Indexation : Liste RAMEAU.

Métadonnées : La BnF est déclarée comme auteur pour les documents en format pdf. Sinon les métadonnées internes sont absentes. Les notices sont par contre assez complètes.

Modes d’interrogation de la base : la base propose de nombreux modes d’accès. Dans le catalogue, on trouve un accès par données bibliographiques (accès familier avec les champs titres, auteurs…), un accès par zone géographique avec une carte de France à disposition (les régions et départements sont listés sur les côtés) et un accès appelé embarquement immédiat qui propose des champs de recherche originaux : siècle du voyage, genre (correspond au type de document, correspondance, document administratif, etc…), moyen de transport, motif du voyage, type de voyageurs, nationalité du voyageur et événements. Ensuite, on met à disposition des parcours thématiques : La France en images, quelques chansons anciennes, le voyage politique, etc. La collection possède aussi un accès chronologique avec des liens vers les documents et enfin, on peut retrouver une bibliographie très complète.

Statut juridique des documents : La Bibliothèque nationale de France est titulaire des droits d'auteur sur le site "Gallica". Pour un usage strictement privé, la reproduction du contenu de ce site est libre. Dans le cadre de communication, d'édition ou autres actions à caractère professionnel, ne sont autorisées que les courtes citations sous réserve de la mention BnF/Gallica.

Liens : aucun lien externe au site n’est disponible.

 

Consultation des documents :

 

Description technique et affichage : Les documents sont pour la plupart numérisés en mode image et accessibles à la lecture sur le site ou téléchargeables en format pdf. Toutes les fonctionnalités du logiciel acrobat reader sont disponibles. De plus, la ligne de menu de Gallica propose d’autres options d’affichage comme plein écran ou chemin de fer. Une entrée dans le document peut se faire par la table des matières.

Lisibilité des documents : Grâce à l’affichage dans le logiciel Acrobat Reader, les documents texte sont facilement lisibles et les images sont de bonne qualité.

Fonctionnalités proposées : les textes sont téléchargeables en format pdf, en œuvre intégrale, par page ou par ensemble de pages.

 

Caractéristiques du site :

 

Métadonnées : le titre seulement est indiqué.

Rapidité et simplicité de navigation : La navigation est simple avec une barre horizontale en haut de la page qui contient toutes les rubriques. Les sous rubriques d’affichent dans une deuxième barre en dessous de la première. Cependant avec la multitude d’accès proposés, il est parfois difficile de s’y retrouver.

Aide à la navigation : Il n’y a pas de rubrique d’aide proposé mais les textes de présentation de chaque rubrique sont assez clairs.

Qualité du graphisme et lisibilité : Site pratique avec un graphisme simple mais qui correspond à la thématique.

Possibilité de communication : Il est encouragé de contacter Gallica avec la rubrique ‘vos commentaires’ disponible dans la présentation de la collection.

Adaptation du site aux personnes handicapées : non proposé.

 

Mon avis :

 

            Cette collection est tout à fait mise en valeur grâce à une interface personnalisée et de multiples accès. Si l’accès par données bibliographiques qui correspond plus au chercheur a été gardé, les accès par régions et la catégorie ‘embarquement immédiat’ sont plus adaptés à un public de curieux et d’amateurs.

            La BnF propose ainsi plusieurs collections thématiques qui me paraissent intéressantes mais concernent sûrement plus le curieux que les chercheurs. De plus ces collections sont surtout une vitrine de la BnF. Montrant l’exemple français de collection numérique importante et organisée, la BnF espère sûrement inspirer d’autres institutions pour lancer des projets de numérisation. 

 

 

Par Elise - Publié dans : grille d'analyse
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Lundi 4 décembre 2006

Fiche de lecture n°3

Catalogage et métadonnées

 

Gradmann Stephan, Catalogage et métadonnées : du vin vieux dans des bouteilles neuves ?, IFLA, 1998 [en ligne] http://www.ifla.org/IV/ifla64/007-126f.htm, consulté le 15 novembre 2006

 

Résumé :

D’après la définition de Rachel Heery en 1996, on peut designer par le terme de métadonnées les notices de catalogue car elles sont ‘des données sur des données’. Cette définition correcte du point de vue sémantique entraîne du côté des bibliothécaires un certain désintérêt pour ces métadonnées en considérant que leur arrivée n’affecte en rien leur travail.

            Ce désintérêt n’est pas justifié et certains aspects de l’entité ‘métadonnée’ ont des chances de concerner bientôt les bibliothèques.

            Certains défendent le fait que les métadonnées sont complémentaires aux notices de catalogage mais le but de cet article est de mettre en évidence le caractère opposé de ces deux notions.

            En effet, dès le départ, au lieu de développer le format MARC déjà existant, les chercheurs créent une structure nouvelle pour ces métadonnées.

 

            Il ne faut pas tomber dans le piège de croire que les métadonnées du Dublin Core sont une forme plus simple de catalogage malgré la définition que les métadonnées sont de simples ‘données sur des données’. De nombreuses personnes comme Miller en 1996, Caplan en 1995 ou Heery donne cette définition.

            Mais la définition de Tim Berners-Lee diffère en un point important : ‘les métadonnées sont des informations compréhensibles par des machines’. On peut toujours nommer cette activité du catalogage mais le contexte est différent, ce ne sont plus des humains mais des machines qui travaillent. On met en avant la plus grande efficacité des métadonnées qui permet alors de faciliter le catalogage.

            Un deuxième aspect diffère quand on sait qu’à l’origine le Dublin Core a été pensé pour que les auteurs eux-mêmes puissent remplir les métadonnées. Le créateur n’est plus le bibliothécaire.

            Une autre caractéristique de départ du Dublin Core est sa construction pour faciliter la recherche dans un réseau et non d’être seulement la description d’un document.

            Pour résumer, le contexte d’utilisation des métadonnées est différent. L’auteur n’est pas forcément un professionnel, elles concernent un seul type de document (ressources électroniques) et sont produites plus efficacement que les notices catalographiques.

            Le résultat en lui-même entre des métadonnées et une notice de catalogage est assez semblable mais tout l’environnement de création et d’utilisation diffère. Ainsi les métadonnées peuvent dépasser l’exemple du catalogage et les considérer comme une forme simplifiée de catalogage est sûrement une erreur.

 

            Les notices catalographiques d’une bibliothèque sont peu précises dans le sens où elles ne prennent pas en compte l’utilisateur. Même le contexte d’une future utilisation est plutôt ignoré, ne changeant en rien la construction ou la sémantique utilisée pour la notice.

            Au contraire, le Dublin Core et ses projets semblables ont une grande volonté d’inclure l’utilisateur. Même si cela peut paraître un désavantage qui entraîne une inégalité dans l’application des normes, on voit aujourd’hui les aspects positifs de cette préoccupation. En effet, le Dublin Core est utilisé pour un type de ressources spécifique qui suppose aussi un contexte d’utilisation plus restreint et désigne une catégorie d’utilisateurs appelée par les chercheurs les ‘touristes électroniques’.

D’autre part, la différence se situe aussi au niveau du rapport Métadonnée/Ressources et Notice catalographique/Document. En effet, la relation entre métadonnée et ressource est construite pour fonctionner dans l’environnement web et définie comme exclusive (une ressource est unique d’après les hypothèses de base du Dublin Core). Au contraire, une notice catalographique va être attribuée à plusieurs exemplaires, complétant les données locales. Ainsi la notice est peu dépendante d’une source unique.

            En conséquence, les métadonnées diffèrent de par leur production différente et leur application s’effectue dans un contexte différent de celui des notices catalographiques que côtoie habituellement le bibliothécaire.

 

            Maintenant que les différences sont établies, on peut s’attarder sur la place du bibliothécaire dans ce projet. Pour la combinaison entre métadonnées et catalogue de bibliothèque, des projets voient le jour, mêlant informatisation des bibliothèque avec les systèmes de recherches sur internet. Mais ces essais ne sont pas encore opérationnels.

            Cependant, l’intervention des bibliothécaires serait sûrement bénéfique pour la communauté utilisatrice des métadonnées. Leur expérience, notamment pour la construction du Dublin Core avec qualificatifs, peut permettre d’éviter certaines erreurs déjà rencontrées ou de résoudre des problèmes connus des professionnels.

            Deux domaines nécessitent l’implication des bibliothécaires et l’apport de leur savoir-faire. Tout d’abord pour la mise en place de l’uniformisation et de contrôle d’autorité dans le contexte des métadonnées, sans revenir à la conversion en catalogage traditionnel. Ensuite, pour le problème de l’authentification par les métadonnées.

            L’un des principaux problèmes du Dublin Core est le manque d’utilisation de celui-ci, du à la faible utilisation par les moteurs de recherche qui manquent de confiance en ces métadonnées. Le bibliothécaire peut intervenir à ce niveau puisqu’il a souvent tenu le rôle de confiance et d’authentification pour l’utilisateur. Les abus au niveau des métadonnées sont déjà répandus et il manque un organisme qui propose une description fiable des ressources.

            Les bibliothèques et autres institutions publiques doivent s’impliquer dans ce processus même si un organisme extérieur peut aussi être utile dans la mesure où il lutte contre la vague actuelle de dérégulation.

            Du vin vieux dans des bouteilles neuves ? Après avoir démontré que cela n’est pas le cas, reste à trouver la place des bibliothèques dans cette évolution.

 

 

Avis : Cet article explique très bien le rôle des métadonnées par rapport aux activités de catalogage que nous connaissons. Il apparaît clairement qu’elles doivent être prises en compte sérieusement et de façon séparée. Les nouveautés qu’elles introduisent comme la place du contexte et de l’utilisateur paraissent être une évolution  importante. Toutefois, cet article datant de 1998, on peut se demander où en sont les métadonnées aujourd’hui. Même si leur importance n’est pas à démontrer, la création des métadonnées n’est pas encore vraiment établie dans les mœurs. Les données du Dublin Core devant être remplies par le créateur de la ressource ne sont pas suivies.

            Il est donc toujours d’actualité de parler de l’implication des bibliothèques dans la création des métadonnées. Si les projets et les idées sont présents, la réalisation n’est pas encore systématique.

Par Elise - Publié dans : Fiche de lecture
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Lundi 27 novembre 2006

Grille d’analyse n°2

Collection de la Cité de la Musique

 

 

Date de l’évaluation : le 2 novembre 2006

 

 

Présentation de la collection :

 

Nom de la collection : La photothèque du musée

URL : http://mediatheque.cite-musique.fr/masc/

Domaine : Photographie et Musique

Responsables et collaborateurs : Le responsable du site est la cité de la musique et les gérants appartiennent à la Médiathèque de le cité de la musique.

 Objectif : Diffuser la collection du musée de la Cité de la Musique et la mettre en valeur.

Public visé : Collectionneurs et Tout Public.

 

Organisation intellectuelle de la collection :

 

Description du fonds : Plus de 15 000 photographies.

Présentation du fonds et qualité des textes introductifs : La présentation est plus orientée sur la collection du musée elle-même que sur le fonds de photographies. On comprend que le fonds est là pour une présentation du musée et une mise en valeur des œuvres du musée. Les textes sont tout de même précis et professionnels.

Cohérence de la sélection documentaire : Le sélection est cohérente, les photographies sont toutes issues d’une numérisation d’une œuvre ou d’un instrument.

Base de données commune ou propre : base de données propre.

Indexation : L’utilisateur tape des mots-clés libres et n’a pas d’index à disposition. L’indexation des photographies n’est pas apparente.

Métadonnées : notice précise pour chaque photographie, un lien donne une notice générale sur un ensemble de photos représentant le même instrument ou la même œuvre d’art. Les métadonnées internes au document ne sont pas remplies.

Modes d’interrogation de la base : Le mode d’interrogation est assez réduit. On ne peut pas accéder à la collection librement puisqu’il faut automatiquement faire une recherche. Le module de recherche propose un champ ‘mot-clés’ et un champ ‘mots de la légende’. On peut trier les résultats par légende.

Statut juridique des documents : La cité de la musique détient les droits d’auteurs sur l’ensemble du site.

Liens : aucun lien externe au site n’est mis à disposition.

 

Consultation des documents :

 

Description technique et affichage : Les photographies sont proposées au format .jpg. Elles s’affichent dans une nouvelle fenêtre avec plusieurs outils mis à disposition : un zoom avant et arrière, une rotation gauche et droite, un déplacement dans l’image et un retour au rapport normal. Ces outils ne sont apparemment pas disponibles sur toutes les images même s’ils sont visibles.

Lisibilité des documents : les photographies sont d’une taille relativement grande et d’une résolution raisonnable.

Fonctionnalités proposées : la photothèque propose la côte des instruments ainsi que leur localisation. La notice est imprimable en différents formats (court, complet ou MARC).

 

Caractéristiques du site :

 

Métadonnées : le titre de la page est indiqué.

Rapidité et simplicité de navigation : La navigation est simple et les modes de recherche le sont encore plus. Une barre recherche est disponible sur toutes les pages. La colonne de gauche avec les différentes catégories est disponible aussi sur toutes les pages et permet une navigation facilitée.

Aide à la navigation : aucune aide n’est proposée.

Qualité du graphisme et lisibilité : bien que simple, le site est fonctionnel et pas désagréable à regarder.

Possibilité de communication : La catégorie information met à disposition les renseignements pratiques pour joindre la cité de la musique.

Adaptation du site aux personnes handicapées : non proposé.

 

Mon avis :

 

            Ce site est bien construit avec une facilité d’accès et une simplicité colorée pour le design. Si la recherche n’est pas très pratique, les notices sont tout de même très détaillées. On peut voir que le travail de photographie a été effectué par un professionnel avec les repères de couleurs accompagnant la photo.

            Je pense que ce site remplit son objectif de mise en valeur de la collection physique du musée tout en construisant des documents utiles. Mais l’accès limité à la collection fait sûrement vite fuir le flâneur. Le public intéressé par cette collection est plutôt le passionné et le chercheur.

 

Par Elise - Publié dans : grille d'analyse
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Lundi 27 novembre 2006

Fiche de lecture n° 2

Du livre électronique à l’encre électronique

 

 

 

Krebs, Constance, « Du livre électronique à l’encre électronique : Nouveau papier, nouveau livre ? », BBF, 2006, n° 4, p. 38-41

[en ligne] <http://bbf.enssib.fr> Consulté le 20 novembre 2006

 

 

Résumé :

            L’e-book est mort là où le livre millénaire continue son chemin. Mais avec de nouvelles technologies comme le papier électronique, les liens entre numérique et littérature vont-ils s’affirmer ?

De nouveaux outils ont vu le jour : à la fois baladeurs et ordinateurs ; légers et transportables, contenant plusieurs volumes et un dictionnaire interrogeable. On les appelle e-books, ou bouquineurs pour les francisants.

            La technologie est déjà prête pour la révolution. Après la police Cleartype de Microsoft qui facilite la lecture à l’écran, on trouve la mobilité et la légèreté indispensable pour un outil de lecture. Mais on a oublié en route les fournisseurs de cette lecture numérique. Pas prêts à se battre pour cette révolution.

            Ce qui fait office d’outil de lecture pour l’instant est l’assistant personnel. A la fois léger et multifonction, il permet donc aussi la lecture de textes.

            Pour rivaliser avec ces assistants, plusieurs modèles d’e-books ont vu le jour. Entièrement dédié à la lecture, son grand atout par rapport au support papier est de prendre en compte les liens hypertextes.

            Mais ce qui n’avait pas été pris en compte est l’attachement au livre, presque affectif. L’écran est pour les images et vidéos, le papier reste le support de lecture privilégié.

            C’est à ce moment qu’arrive le papier électronique du professeur Jacobson. Grâce à des capsules d’encre noire ou blanche, chargées électriquement, on obtient papier souple, lisible et réutilisable. En 1999, c’est l’invention la plus proche du support papier  qui vient d’être crée et le monde de l’édition surveille de près cette avancée.

            Mais cette encre n’est pas encore commercialisable et l’e-book reçoit un assez mauvais accueil : complexe, peu d’autonomie, lourd, cher, pas assez interactif… Les critiques sont nombreuses.

            En fait, le contexte lui-même ne se prête pas vraiment au succès de l’e-book. On différencie les loisirs qui sont la télévision, la musique, du travail dans lequel se situe la lecture. Bien évidemment, la technologie avec le plus de succès concerne les loisirs. Même si la lecture à l’écran est devenue quotidienne, elle déstabilise toujours. De plus, en défaveur de l’e-book, avec la conception de l’Internet la plus répandue, acheter de l’immatériel parait impensable pour beaucoup. D’autre part en 2000, Internet n’est pas assez rapide et les bibliothèques numériques peu fournies (on le constate encore aujourd’hui).

            D’après Bill Gates, l’e-book est un outil entièrement nouveau, avec ses liens hypertextes, sa personnalisation possible, son enrichissement par l’image et le son. L’avenir de l’e-book est de contribuer à l’alphabétisme et l’éducation. Les bibliothèques publiques virtuelles pourront avoir accès au même contenu que la Bibliothèque du Congrès.

            Avec le temps, le contexte progresse : Internet haut débit, de plus en plus de livres en ligne. L’e-book réapparaît. Avec la technologie du papier électronique arrivée cette fois-ci du Japon. Flexible et portable, avec une grande autonomie, ce papier n’a pas encore fini sa transformation et base son succès sur la communication vers le monde. Outre le son déjà présent et la polychromie bientôt mise au point, dans quelques années, les images vidéo y seront intégrées.

            En Chine l’utilisation de ce papier prend un tournant plus scolaire alors que le Japon pense l’utiliser comme un outil d’information en temps réel.

            Ne manque que le catalogue des librairies, à la fois en ligne et sur tous les supports papier et électronique. Mais, pour cela, encore faut-il s’interroger sur les besoins du lecteur. Comment il aborde le numérique et ensuite comment fait-il le lien entre le numérique et la librairie.

            Que manque t’il ? Depuis 2000, le numérique est confortablement installé. La lecture est quotidienne et même si l’envie de lire sur une tablette électronique n’est pas encore établie, il est possible que le basculement ne soit pas si loin. En effet, on voit bien avec l’exemple du baladeur MP3 que l’évolution peut être fulgurante et généralisée.

            Les textes en ligne ont un format uniforme. La société est à l’air du tout portable et toute cette technologie fait partie des objets de consommation courante. Les disciplines comme la science ont basculées sur le net, tout comme la musique et bientôt le cinéma. Mais où est le livre ? On y vient doucement avec quelques œuvres importantes déjà disponibles sur la toile ainsi que des revues sur la littérature en ligne. Il ne manque que l’édition pour achever cette révolution.

 

Avis : Constance Krebs a longtemps côtoyé le milieu de l’édition ce qui peut expliquer un point de vue un peu éloigné de celui d’un bibliothécaire sur le même sujet. Mais cet article dynamique et parfois piquant me paraît tout à fait décrire la situation actuelle. Le plus passionnant reste ce contraste entre avancée technologique et adaptation de la société. Il faut beaucoup plus de temps à l’homme qu’à la machine. On ressent cette impression d’accélération dans l’évolution de la pensée en parallèle avec le progrès des outils. Ce rapprochement entre le papier électronique et le papier analogique est aussi révélateur. C’est comme si on aplanissait les transitions pour se rapprocher au plus près du familier. Ce sujet est vraiment passionnant et donne l’impression de changements à venir des plus importants.

            Bientôt l’e-book dans toutes les poches ?

 

Par Elise - Publié dans : Fiche de lecture
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Lundi 27 novembre 2006

Grille d’analyse n°1

International Children’s Digital Library

 

 

Date de l’évaluation : le 2 novembre 2006

 

 

Présentation de la collection :

 

Nom de la collection : International Children’s Digital Library

URL : http://www.childrenslibrary.org/

Domaine : Littérature pour enfants

Responsables et collaborateurs : Les créateurs de la fondation sont le Dr. Allison Druin, le Dr. Benjamin B. Bederson et le Dr. Ann Carlson Weeks. Ils sont entourés de nombreux collaborateurs.

Objectif : La fondation se donne pour mission de présenter au monde et dans chaque langue la richesse de la littérature pour enfants.

Public visé : Prioritairement les enfants.

 

Organisation intellectuelle de la collection :

 

Description du fonds : 1583 livres en 37 langues.

Présentation du fonds et qualité des textes introductifs : La présentation n’est rédigée qu’en anglais mais est très détaillée. Les objectifs et les acteurs sont cités.

Cohérence de la sélection documentaire : la sélection est plutôt cohérente puisqu’elle regroupe des livres pour enfants, illustrés ou non.

Base de données commune ou propre : base de données propre.

Indexation : mots-clés libres.

Métadonnées : notice précise pour chaque livre, chaque page porte la mention des droits d’auteurs.

Modes d’interrogation de la base : Le mode d’interrogation est très élaboré. Comme le site s’adresse aux enfants, l’interface est simplifiée avec de gros boutons d’accès. Le site propose une recherche simple s’adressant aux enfants et une recherche élaborée pour les adultes. La recherche peut porter sur l’âge de lecture, la taille du livre, qui sont les personnages (enfants, animaux réels ou imaginaires), la couleur dominante de la couverture et si le livre raconte une histoire réelle ou inventée. D’autres précisions sont disponibles comme les ajouts récents, les livres primés, les livres d’images ou à chapitres et les contes de fées ou histoires folkloriques.

Dans la recherche avancée, les domaines de recherches sont divisés en cinq thèmes : Public, apparence, type, contenu, sujet. Dans chaque mode de recherche, une recherche par mots clés est accessible.

Statut juridique des documents : les auteurs des œuvres sont titulaires des droits et ont donné une autorisation de diffusion.

Liens : aucun lien externe au site n’est disponible.

 

Consultation des documents :

 

Description technique et affichage : Les documents sont numérisés en mode image et accessibles à la lecture sur le site. Celui-ci propose différentes vues de l’œuvre suivant l’usage : un mode standard (pleine page) un mode bande dessinée (en ‘diapositives’) et un mode spirale qui affiche les pages à la suite dans une grande spirale et les fait défiler.

Lisibilité des documents : un zoom est mis à disposition pour pouvoir déchiffrer le texte. La lecture n’est pas très confortable mais la qualité de l’image est plutôt bonne (heureusement car elle est nécessaire pour rendre au mieux les illustrations).

Fonctionnalités proposées : les œuvres ne sont pas téléchargeables mais le lien vers le livre est proposé pour permettre un accès direct à la prochaine visite.

 

Caractéristiques du site :

 

Métadonnées : le titre est indiqué.

Rapidité et simplicité de navigation : La navigation est simple et les modes de recherches sont traduits en plusieurs langues. Les onglets de la page d’accueil sont moins bien pensés car plus difficiles à lire.

Aide à la navigation : Une aide est disponible en français plutôt claire.

Qualité du graphisme et lisibilité : Site joli et pratique. L’interface de recherche est très originale et simple avec des couleurs vives et agréables.

Possibilité de communication : Il est encouragé de contacter la fondation et de laisser un commentaire sur les œuvres.

Adaptation du site aux personnes handicapées : non proposé.

 

Mon avis :

 

            Ce site est un coup de cœur car il est très riche dans son domaine. A l’image des œuvres qu’il propose, ce site est joyeux et coloré. Il concilie à la fois le côté très sérieux de la collection avec un mode très poussé de recherche et une notice détaillée des livres. Mais le côté ludique n’est pas en reste avec le mode de recherche par couleur de couverture qui m’a beaucoup étonnée.

            On sent que le site a été pensé pour que l’accès aux documents soit le plus facile et le plus amusant possible. Les directeurs et leurs assistants précisent que leur but est de rendre accessible aux enfants toute la littérature de tous les pays en supprimant la barrière des langues.

            Peut-être qu’il manque un lien vers les auteurs (s’ils ont un site) qui n’est pas disponible. Le passage de la page d’accueil à la collection n’est pas très facile non plus mais dans l’ensemble ce site est très facile d’accès.

 

Par Elise - Publié dans : grille d'analyse
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